Sur les cartes topographiques suisses, un « traitillé » courant parallèlement aux courbes de niveau qui l’entourent, éveille généralement l’intérêt de tout biker en quête de chemins. Souvent liés à un bisse, dans le Vieux-Pays, ces pointillés n’y sont pas rares. Parmi les plus appréciés, citons le Heido, récemment visité, le Varen Grossi Wasserleitu, ou encore, en terre « welsch », le « longiligne » bisse de Saxon. En revanche, les « orphelins » de fil d’eau horizontal, s’ils sont moins fréquents, sont parfois tout aussi appréciables. Dans ces derniers, il faut évidemment rendre hommage au très couru Chandolin-Zinal, au plus artificiel Obere Guggerhubel, ou encore, au très panoramique Mont Carré/Mont Rouge, au-dessus de Veysonnaz. Si je les cite, c’est bien évidemment parce que tous ont déjà tous eu l’occasion de voir passer nos roues cramponnées.

Mais voilà, malgré une fréquentation assidue, notre beau Valais recèle encore quelques lignes pointillées et en pentes douces que nous n’avions jamais roulées. C’était par exemple le cas de celle courant, en rive droite de la vallée de Saas, de Kreuzboden, station intermédiaire du téléphérique de Hohsaas, à travers moraines, pierriers et hautes forêts, jusqu’à Gspon, cet improbable village perché et coupé du monde routier. Du coup, c’est d’abord autour de ce potentiel divin chemin d’altitude que notre vendredi en selle (mais pas que) s’est organisé, avant de se recentrer sur d’inédites descentes chères à notre ami Guy, reliant cet incroyable promontoire à la plaine du Rhône.

Résultat, un vendredi tout en pointillés, sur le Gsponer Höhenweg, entre enfer et paradis : 33 km de sentiers, 782 mètres de dénivelé positif et 2’535 mètres de roulage gravitaire plus ou moins poussiéreux.

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