« Au printemps ramènent l’hiver ; Pancrace, Servais et Mamert ».

Si février dernier n’avait pas été aussi doux et clément, on aurait pu qualifier cette période « d’ice creams sanctifiés » de « maivrier » tant elle s’est révélée grise, humide et froide. Entre coulées d’air polaire répétées et défilés de perturbations atlantiques, les créneaux à peu près secs permettant d’envisager une quelconque activité « outdoor» ont été aussi rares que très frais pour la saison. C’est pourquoi, au premier rayon, il fallait savoir tout laisser tomber et se précipiter pour enfourcher son destrier préféré. Rouler entre les gouttes, quand ce n’est pas entre les flocons, demande d’avoir un sens des priorités aiguisé et une souplesse fonctionnelle de tous les instants. Exactement les valeurs à privilégier pour avoir un pilotage léger et inspiré.

Alors, quand Monsieur Météo nous a (enfin) annoncé un vendredi moins gris et plus sec que ses prédécesseurs, nous avons immédiatement lorgné du côté des trois nouveaux cols ayant récemment rejoint notre grande et belle commune, pour aller pédaler entre leurs mélèzes séculaires. Après « Tronc-Planches-Cimetière », il y a deux ans, presque jours pour jours, nous avons choisi une autre trilogie qui nous paraissait moins funeste et peut-être plus enivrante, « Lein-Pleyeux-Rosé ». Une nouvelle histoire de cols et de chemins aussi gouleyante que son intitulé nous l’avait laisser espérer.