Ce n’est pas que le régime « sans selle » nous manquait, mais il y a un temps pour tout. Ou, en tout cas, une saison pour chaque passion. Après ce bel hiver sur les skis, plus souvent payant qu’à son tour, en matière de conditions de neige, quel bonheur de retrouver la terre des chemins et la douce mélodie de la roue libre qui cliquette joyeusement. Toutes proportions gardées, la poussière des chemins est au VTT, ce que les gerbes de poudreuse sont au ski, un signe extérieur de bonheur.

Et notre bonheur du jour, comme bien souvent au printemps, on l’a (re)trouvé sur la très relative horizontalité des « Wanderwege » du Bois de Finges. A chaque début de saison ses jalons. Les nôtres se nomment « Pfinwald », « Illgraben – Bhutanbrücke », « Château Lichten » ou « Rotafen Hohe Brücke ». Des noms à consonance rocailleuse et gutturale qu’il fait toujours bon retrouver pour poser un premier diagnostic physico-ludico-technique, au sortir d’un nouvel hiver loin des chemins.

Eh bien, si on en croit notre rapide bilan anatomique, au retour à Sierre, mis à part beaucoup de poussière dans les voies respiratoires (et pas seulement celle en provenance du Sahara) et deux ou trois impacts ensanglantés sur les tibias, on sait encore faire du vélo. Et c’est une base sur laquelle on peut envisager de construire une nouvelle saison.

2 Réponses

  1. Pitteloud J.L.

    Et toujours la même dextérité tant dans le ciselage du texte que dans les descentes scabreuses…. vous êtes décidément très doués !

    • Steph

      Merci Jean-Louis. Pour les descentes comme pour les textes, le mieux est encore de ne pas trop les “intellectualiser”. Les prendre comme ils viennent, sans se poser de questions, est sûrement le meilleur moyen de les rendre intéressants et de les apprécier.