Voilà peut-être les deux dernières vallées valaisannes qui n’avaient encore jamais vu passé nos roues cramponnées. Séparées par le verrou du Seehorn et son immanquable antenne relai, reliées par le célèbre col du Furggu, elles sont les deux ultimes vallées latérales avant l’Italie. Le Laggintal qui coure du hameau de Gabi en direction du majestueux trio de 4’000 dominant Saas, Fletschhorn, Lagginhorn et Weissmies, et son voisin du sud, le Zwischbergental, le bien nommé, qui démarre de Gondo pour aller flirter avec la crête frontière et les premiers pics aux consonances transalpines, Pizzo d’Andolla, Cima del Rossol, Pizzo Straciugo, possèdent plus d’alpages et de chapelles d’altitude que d’habitants à l’année, comme c’est souvent le cas dans certaines vallées germanophones du Vieux-Pays.

Alors évidemment, découvrir une vallée inconnue via sa route d’accès principale (il faut le dire vite), très peu pour nous. Franchir le Furggu directement par l’incontournable Stockaperweg, encore moins. Par contre, aller fureter au fin fond du « Laggin » avant d’entamer l’ascension puis la traversée intégrale de son abrupt et rugueux versant sud via son « bergweg », là oui, tout de suite, ça nous parle. Et si, en sus, vous rajoutez une plongée dans le « Zwischberg » via les lacets empilés du chemin de Chatzhalte, alors là, on va rapidement devenir amis, je pense. Et enfin, à supposer que pour couronner toutes ses heures de crapahutage et de sueur, vous nous proposez un plat de pâtes avec bolo maison et verre de vin sur la terrasse du surprenant et fascinant Stockalperturm à Gondo, on pourrait même de le rester pour la vie.

2 Réponses

  1. Pitteloud J.L.

    Lorsque je suis monté au lac sans nom, (Brichsee)-Alpa-Laggin 2036m (nom donné par une habitante du coin: isabelle Reber), à fin aout dernier, je ne m’imaginais pas que vous y viendrez à vélo…..et pourtant…! Chapeau.
    Dans le Zwischbergental, je vous conseille d’aller explorer le Camoscellahorn, les lacs de Tscharwiner et de Pontimia…..de toute beauté…et bien plus roulant.

    • Steph

      Merci pour les infos et pour les conseils, Jean-Louis. Nous ne manquerons certainement pas d’aller y aérer nos roues. Si ce n’est cette saison encore, ce sera la prochaine, je pense. Le versant sud du col du Simplon recèle tant de possibilités pour le bike, qu’un seul séjour ne suffira certainement pas à toutes les exploiter.