Jusqu’à il y a une semaine exactement, Valsavarenche n’était pour moi qu’un nom de lieu, à consonance francophone, comme souvent dans le Val d’Aoste. Je n’y avais jamais mis les pieds, encore moins posé une roue, ni même repéré sa position sur une carte. Et voilà qu’en quelques jours, cette austère et abrupte vallée latérale de la rive droite de la Dora Baltea devient notre destination de prédilection pour le VTT.

Valsavarenche, épisode 2, après le monumental Lauson en « E », voilà le phénoménal « Leynir » en musculaire.

De là à dire, qu’un jour ou l’autre, nous finirons par rouler dans le Piémont, il n’y a qu’un pas, ou plutôt quelques kilomètres et un consensus à trouver pour concrétiser la fameuse « Via de Sale », Limone- Ventimiglia.

En attendant le prochain printemps, peut-être, c’est l’ami Leynir qui nous a bien occupé en ce nouveau vendredi d’un été pas encore indien, mais bel et bien calendaire, comme la ponctuelle équinoxe d’automne ne fera que vous le confirmer. Départ en portage, comme au Mont-Sarron, avant un long cheminement en pente douce et marécageuse pour rejoindre le Col de Nivolet. Rien d’extraordinaire, en dehors de l’ordre inversé des exercices, portage d’abord, roulage ensuite. Par contre, à partir de là, les images devraient être interdite aux moins de 18 ans, tant elles piquent les yeux. Imaginez un divin chemin sinuant entre pâturages d’altitude, vallons d’ocre minéral et somptueux lacs turquoise, s’élevant par paliers jusqu’à venir buter contre l’arête crénelée séparant Savarenche de Rhêmes. S’il est quasiment aussi « bikable » que le Lauson, le Leynir le surclasse encore en matière de paysages alpins.

Encore une case à cocher sur votre longue liste « to do once in his life ».

Si la montagne, ça vous gagne, le Valsavarenche, ça vous mange !