Les années se suivent et leurs mois de décembre se ressemblent. Désespérément secs. Le millésime 2016 ne fait malheureusement déjà plus exception à la règle. D’abord accablé de foehn, il est, désormais, écrasé de hautes pressions, toutes plus tenaces les unes que les autres. Le scénario est classique et l’histoire cousue de fil ocre et gris. Les hectopascals s’empilent au-dessus de nos têtes et les dépressions atlantiques, chargées d’or blanc, sont obligées de les contourner par le nord, loin de nos contrées. Et pour bien enfoncer le clou, au fil des journées stables et sèches, les températures s’inversent avec l’altitude. Pendant que les malheureux résidents du Plateau grelottent sous leur stratus persistant, nos adrets alpins rayonnent de douceur sous les insistants rayons obliques de l’astre du jour.

Si je connaissais encore le chemin d’une église, je crois bien que j’irai y brûler un cierge. Mais, pour l’instant, à l’instar de ce que nos voisins français viennent d’envoyer comme message au petit Nicolas, j’ai envie de hurler à l’attention de Uve, Valentin, Wolfgang & Co **, « cassez-vous, pauv’ cons ! », et revenez l’été prochain, quand vos tout puissants hectopascals seront conformes à la saison et aussi appréciés qu’appréciables.

** ce sont les prénoms donnés aux hautes-pressions 2016 par l’institut allemand de météorologie, à Berlin.