Une fois qu’on a compris que le « Britannique » de Colombie Britannique n’est pas seulement lié à ses colonisateurs anglo-saxons du 19ème siècle, mais aussi à leur météo, Whistler et sa vallée, en apéro de notre « trip » 2015 outre Atlantique, ce n’est que du bonheur. Alors oui, la mise en route sous une bruine typiquement « londonienne » était loin d’être engageante, mais, ensuite, notre prise de contact avec les trails « colombiens » s’est vraiment passée sous les meilleures auspices. Bien « drivés » par notre attachant et très dévoué guide québécois, Michael, nous avons dévoré à pleines roues deux des grands classiques que recèle la vallée de Whistler, « Lost Lake » et « Cut Yer Bars ». Notre cocktail de bienvenue contenait un savant mélange de singles ondulants, de lacets montants et descendants, de racines et de cailloux glissants, de terre humide mais pas détrempée et de rochers, plus adhérents, mais aussi, plus abrupts que ceux de nos chères Alpes.

Après une demi-journée de pérégrinations quasi « religieuses » pour assouvir notre soif de « rider » ce que la planète VTT considère comme les plus mythiques chemins de la galaxie, nous sommes déjà pratiquement convaincus, voire « tombés en amour ». L’objectif était pourtant ambitieux, mais le résultat, à la hauteur de nos espoirs. Juste en optant pour les premiers singles démarrant aux portes de l’huppée station de la côte ouest, nous avons compris pourquoi cette région est devenue « la Mecque » du bike. Un réseau de pistes et de chemins absolument incroyable, de difficultés croissantes, souvent ludiques, parfois techniques, qui vous emmène rapidement dans un environnement forestier et sauvage. Le pari fait par ceux qui ont opté pour le “bike” était sûrement risqué, mais le résultat, l’infrastructure mise en place et sa gestion, désormais enviés loin à la ronde. En Colombie Britannique, tout est mis en oeuvre pour donner au bike, la place qu’on considère qu’il mérite. La première. Et comme nos amis canadiens sont aussi des nord-américains convaincus, ils ont évidemment tout fait en plus grand, en plus beau et en plus efficace que partout ailleurs pour le plaisir de rouler soit à la hauteur d’une réputation désormais vérifiée.

Une réponse

  1. Joakim

    Beau, ça fait envie d’y aller pour le bike aussi. Je connais l’hiver, mais ça date. Et la météo était aussi toute britannique durant mes quelques semaines là-bas…