Après avoir réussi à éviter les affres de Mamert, Pancrace et Servais, nous n’avons finalement pas coupé aux caprices d’un Boniface particulièrement motivé et d’humeur massacrante. Quinze degrés envolés en quelques heures et quinze centimètres de neige débarqués à l’improviste, pour son traditionnel quinze mai, le dernier des Saints de Glace n’y est vraiment pas allé avec le dos de l’hiver, fidèle à sa réputation acrimonieuse. Au moment où l’on envisageait de monter d’un étage dans nos choix de sorties VTT, nous voilà momentanément renvoyés à la case départ, limités en altitude par cette nouvelle crachée blanche et hors saison. Heureusement, les classiques de printemps sont nombreuses et certaines alternatives de mi-coteau pas encore visitées, malgré la mi-mai.

Le Val d’Hérens, avec ses nombreux chemins serpentant entre ses villages perchés et le fond des gorges de la Borgne, reste bien plus qu’un menu de substitution pour un dimanche au beau temps rapidement retrouvé. D’autant que la toute nouvelle passerelle d’Ossona et ses deux chemins d’accès forment désormais un dessert si délicieux qu’il était juste impensable de ne pas rajouter deux petites heures et quelques malheureux kilomètres à notre itinéraire habituel pour aller leurs rendre une incontournable visite de courtoisie.

Du coup, avec ses 38 kilomètres, ses 1’450 mètres de D+ et ses 135 mètres d’horizontalité instable, notre circuit printanier dit de « remise en jambes », peut maintenant largement prétendre au rang de « vraie » et grande sortie VTT pré-estivale.