Retour sur nos « chers » sentiers valaisans, pour un demi-vendredi de « reco ». Dans le but de rajouter à notre célèbre itinéraire Bourg-St-Pierre – Col de Mille une descente finale de caractère, nous nous sommes mis en quête d’un single plus technique et joueur que l’habituel semi-autoroute des Mayens du Mont-Brun. Une idée simple en théorie, mais un passage à la pratique plus ardu que prévu, puisque, pour récupérer l’itinéraire à compléter, il nous a d’abord fallu nous hisser jusqu’en haut de l’épaulement du Larzay, à la force du mollet et au rythme du cardio. La piste menant à ce petit alpage, posé entre ciel et terre, est l’une des plus abrupte et des plus rebutante qu’il m’ait été donné de gravir. Une déclivité frôlant en permanence les 15%, neuf lacets empilés et 600 mètres de D+ à vaincre sans le moindre répit. Avec le retour subit de la chaleur, l’exercice s’est transformé en challenge physico-mental dont nous sommes péniblement venu à bout.

Restait à aller tâter du sentier descendant du côté de la forêt des Crêtes, au-dessus du village de Chamoille d’Orsières. Après une traversée à flanc, d’abord roulante, puis plus acariâtre, nous avons découvert un chemin herbeux des plus engageant. Ondulant à travers pâturages, il nous a rapidement fait perdre l’altitude nécessaire pour retrouver l’alpage des Crêtes d’en Haut. Plongeant aussitôt dans la forêt, la divine sente est immédiatement devenue plus exigeante, mais aussi plus intéressante. Des marches, en veux tu, en voilà, quelque racines humides et traîtresses et une kyrielle d’épingles joueuses nous ont interprété la somptueuse symphonie forestière du vendredi midi. Une descente souvent abrupte (après la piste de montée, ça doit être d’usage dans la région) mais toujours joueuse et jouable, avec un peu de dextérité et de conviction, via un chemin qui envoie du bois, mais qui est toujours partant pour se laisser rouler sur l’échine.

Notre Col de Mille a désormais trouvé son final de caractère. Vivement juillet !