A l’heure où certaines communes valaisannes (Dorénaz, Evionnaz), se basant hypocritement sur un texte aussi flou qu’obsolète (art. 43 de la loi fédérale sur la circulation routière de 1958), décrètent unilatéralement l’interdiction générale de leurs chemins aux VTT. A l’heure où certains intégristes (ValRando), s’autoproclamant propriétaires de chemins publics ancestraux, font pression sur un exécutif sensé défendre un tourisme varié (Ville de Sion) pour en obtenir localement l’usage exclusif, il est réconfortant de constater que d’autres administrations publiques adoptent une attitude beaucoup plus constructive en prenant des décisions claires et intelligentes, prônant ouvertement la cohabitation.

Lors de sa séance du 22 octobre 2013, le Conseil communal de Bagnes a accepté l’utilisation des chemins pédestres par les VTT. Un certain nombre de chemins reste interdit à la pratique du VTT.

1. Col de la Marlénaz – Comba Plane – Crête de Marlénaz
2. Le tour du bec de Sery (Brunet – col des Avouillons – la Maye – Panossière – Fionnay)
3. Sentier des Chamois (Bonatchiesse – Vasevay – le Crêt – Louvie – Madzeria)
4. La Péreire – Mintstet
5. Col Termin – Lourtier
6. Les bisses de Bruson et Verbier
7. La carrière de Bocheresse – le col des Otanes – Mauvoisin
8. La zone protégée du haut val de Bagnes est interdite à la circulation des VTT, à l’exception du tour du barrage de Mauvoisin et de la montée vers le col de Fenêtre.

Les autres sentiers pédestres sont donc autorisés pour le VTT, mais les VTTistes doivent respecter un certain nombre de règles de bonne conduite sur ces chemins.

• Rouler prudemment en anticipant et en signalant sa présence (sonnette).
• Ralentir à l’approche des randonneurs ou dans les situations où des randonneurs peuvent être présents.
• Laisser la priorité aux randonneurs.
• Prendre soin de ne pas endommager les chemins, par exemple en ne roulant pas sur les marches et les escaliers, en ne freinant pas brutalement sur les chemins recouverts d’un revêtement naturel ou recouverts de gravier.
• Respecter les signaux (par exemple poussage).
• Respecter les droits des propriétaires fonciers (par exemple en ne roulant pas hors des chemins existants.

Nous vous remercions d’avance de faire ses efforts afin de permettre une bonne cohabitation entre les différents usages des chemins pédestres de notre vallée.

Quand on sait que les sept chemins cités représentent, à vue de nez, moins de un ou deux pour cents de l’ensemble du réseau pédestre de la Commune de Bagnes, et qu’ils ne sont, pour la plupart, de toute façon pas adaptés à la pratique du VTT, il faut saluer comme il se doit cette prise de position courageuse, positive et enfin en adéquation avec la récente loi cantonale sur les itinéraires de mobilité de loisirs.

Et je ne dis pas ça parce que j’ai la chance d’habiter dans cette vaste et belle commune, mais bien parce que j’espère que cette décision incitera d’autres exécutifs à réfléchir à l’évolution des loisirs et du tourisme, avant de céder à la facilité en se retranchant derrière des interdictions précipitées et arbitraires.

2 Réponses

  1. Aleksi

    Je ne suis pas de cet avis … cela ouvre la porte à une interdiction choisie par les communes en fct de je ne sais quels critères.

    Nous n’avons pas tous la même pratique du VTT par contre nous avons tous droit à la même liberté. Parmi les chemins cités certains font clairement parti de mes sorties de référence quand je suis dans notre chalet … et le resteront.

    Il faut vraiment plutôt éduquer les quelques cyclistes sans respect qui nous pourrissent la vie : quand je vois l’état de ces chemins en fin de saison : j’ai honte.

  2. Steph

    Chacun a évidemment le droit d’avoir son avis, mais personnellement, entre une interdiction minime intelligemment choisie et une interdiction généralisée comme l’ont arbitrairement décrétée les communes de Dorénaz et d’Evionnaz, mon choix est assez vite fait.
    En ce qui concerne l’éducation des bikers irrespectueux, je partage entièrement ton avis, mais, si tu veux t’attaquer à ce problème, tu peux aussi y inclure tous les randonneurs bornés, qui, avec ou sans interdiction, mettront de toute façon les pieds contre le mur au moment de partager “leurs” chemins. Du coup, ça va faire pas mal de monde à éduquer. Si t’as la vocation, je t’y encourage, mais perso, je préfère rouler plutôt que perdre mon temps à essayer de changer la nature humaine, ou en tout cas, celle de certains humains.

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