Ce billet, au titre quadri syllabique un peu barbare, aurait aussi pu s’intituler « la crête d’en face » ou « voilà ce qui arrive quand le traceur confond la gauche et la droite ». Partis d’Eischoll pour entreprendre l’ascension de l’Ergischhorn, nous avons finis par atterrir sur les contreforts finaux de son petit frère, sur le versant opposé de la très belle et très sauvage combe de Sängtelli. Petit frère par son nom, l’Ergischalphorn, n’en n’affiche pas moins 300 mètres de plus à son compteur d’altitude, ce qui pourrait, peut-être, en partie expliquer l’attraction naturelle qu’il a su exercer sur un guide improvisé et fonctionnant à l’instinct.

Petite erreur d’orientation, mais grandes conséquences. Le fait d’aboutir sur l’arête orientale de la cuvette de Sängtelli nous a finalement donné accès au magnifique vallon de Gorpat, vaste et profond entonnoir naturel, magnifiquement taillé pour le ski. Ses pentes sommitales, orientées plein Est, nous ont offert une moquette douce et onctueuse, bien réchauffée par le soleil matinal, avant que son fond de val, moins exposé et plus forestier, nous réserve la bonne surprise de quelques portions de neige encore fraîche et poudreuse, blottie au cœur de ses replis topographiques ou dans les berges abruptes de son torrent terminal.

« La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier. »
Antoine de Saint-Exupéry

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