Deux petits coups d’ailes, un premier jusqu’à Madrid, puis un second jusqu’à Santa Cruz de La Palma, pour rajouter de l’été à l’été, du bike au bike et du chemin au chemin, ou plutôt, du « Camino » au « Wanderweg ». En six petites heures « ibériennes », notre beau Valais a pris des allures de Canari(e)s et nos mollets, ravis d’accéder enfin à un repos pré-hivernal bien mérité, se sont retrouvés à bouffer de la calorie résiduelle pour nous hisser sur des « Picos » aussi volcaniques qu’abruptes. On était venu chercher de la poussière, de la mer et du soleil, mais comme la nature aime bien faire les choses par étapes, elle a décidé de ne pas nous dépayser trop brutalement. Du coup, elle a choisi de nous offrir, pour notre première sortie ilienne, du brouillard, du vent et de la pluie, verticale ou horizontale, selon le sens de l’orientation et les notions d’angles de chacun.

Quelques chemins secs et poussiéreux pour se hisser jusqu’au Pico de las Nieves, le bien nommé, mais surtout un déluge de pierres volcaniques détrempées et peu engageantes, mais heureusement beaucoup plus adhérentes que nos vaillants pavés valaisans pour re-dévaler le versant oriental de la crête principale de l’île de La Palma jusqu’à la « ciudad » Santa Cruz. Une journée très contrastée et beaucoup plus humide que ce à quoi on s’attendait pour nos premiers tours de roues cramponnées « canariens », mais un premier contact plutôt encourageant, sachant que le retour du beau temps n’est généralement qu’une question d’heures sur ce chapelet d’îles océaniques montagneux et austral que forment les sept sœurs « canariennes ».