Un lundi au soleil pour une trilogie mythique. 35 degrés, huit heures en selle pour presqu’autant de litres d’eau engloutie. Des chemins fabuleux mais souvent exigeants, du dénivelé en veux-tu, en voilà, un engagement permanent et une attention de tous les instants pour un itinéraire exceptionnel mais jamais avare de bons ni de mauvais coups.

Des coups de soleil, des coups de chaud, des coups de cul, des coups de Jarnac, des coups de semonce, des coups fourrés, des coups d’œil, des coups de pied, des coups de main, des coups de boutoir, des coups de collier, des coups de mou, des coups de dés, des coups de tête, des coups de théâtre, des coups francs et d’autres moins, des coups de chance, des coups d’éclat, des coups d’essai et des coups de maître, des coups dans l’eau ou des coups doubles.

Après ça, a coup sûr, il est temps d’aller boire un p’tit coup bien mérité.

2 Réponses

  1. Daniel

    Bonjour,

    Tout d’abord un grand bravo pour votre site. Les textes sont plein de verve et de piquant, et les choix des terrains de jeux très bien choisis. C’est d’ailleurs un de ces terrains-là, Nüschelet, qui m’a amené sur le site.

    Ayant pacouru de nombreux bisses du Valais, notamment ceux du Haut-Valais, je suis tout de même un peu effrayé de penser qu’à un tournant sans visibilité ou un tunnel, je pourrais me retrouver en face d’un vélo lancé à pleine vitesse. La phrase suivante ne contribue pas à me rassurer.

    “et oeil aux aguets pour anticiper un éventuel obstacle que de toute façon on ne pourra pas éviter”

    Et si c’est moi l’obstacle ?

    Pour être honnête, jamais un biker ne m’a importuné en montagne (ce qui n’est pas le cas des randonneurs avec chien), j’ai donc l’impression que votre communauté a un sens du respect et des responsabilités élevés. Mais les bikers croisés étaient toujours sur des parcours larges avec une bonne visibilité – Ferret, Alpage de Bréona, … Comment descendez-vous les bisses ? Comment pouvez-vous vous assurer de pouvoir vous arrêter à temps ?


    Dan

    • Steph

      Salut Dan,

      merci pour tes compliments préalables. En tant que randonneur de bisses, tu n’as pas à craindre d’être un obstacle pour les VTT. D’abord parce que la plupart des praticants de ce sport magnifique sont des gens bien élevés qui s’arrêteront pour te laisser la priorité, comme la loi valaisanne sur les itinéraires de mobilité de loisirs (LIML) le préconise. D’autre part, la déclivité des bisses étant infinitésimale, la vitesse atteinte par les bikers qui y roulent parfois, reste toujours faible et leur permettra forcément de s’arrêter avant de te percuter.
      Concernant la phrase que tu cites, « et oeil aux aguets pour anticiper un éventuel obstacle que de toute façon on ne pourra pas éviter », si tu regardes bien la photo dont elle est la légende, tu verras qu’elle n’a pas été prise sur un bisse, mais sur un chemin semi-abandonné qui plonge dans les gorges de la Saltine, en dessous de Ried-Brigue. Et là, effectivement, dès que tu t’y engages à vtt, il n’y a qu’une solution, se laisser glisser, roue arrière bloquée, jusqu’au fond. Pas moyen de s’arrêter à mi-pente, ni de s’extraire de l’ornière creusée par les précédent bikes. Mais la visibilité y est dégagée et comme la déclivité est très forte et l’endroit vraiment perdu, la pratique de la randonnée pédestre, n’y est pas vraiment de mise.

      Voilà, j’espère que ces réponses t’inciteront à persévérer tes randonnées sur nos bos sentiers.

      Au plaisir de te croiser au détour d’un bisse ou d’un chemin valaisan.

      Cordialement.
      Steph