Une seule « Varner » au compteur d’une saison de VTT, fut elle aussi variée et copieuse que la 2012, n’étant pas une option envisageable, nous avons décidé de remettre l’ouvrage sur le métier, le bike sur le single et d’aller rebouffer du « Wanderweg » sur les hauteurs de Varen. Avec un octobre qui semble avoir la fibre plus « indienne » que le mitigé septembre qui vient d’avaler son acte de naissance, l’idée d’aller retrouver tous ces charmants traquenards rocheux, terreux ou herbeux disséminés tout au long de cet itinéraire de légende reliant le Haut-Plateau cher à Weber aux vertigineuses falaises de Loèche n’a pas eu une once de peine à trouver un créneau-temps dans notre agenda surchargé du vendredi « loin du taf ».

Une « Varner » reste une « Varner », mais avec la fin de saison qui se rapproche à grands tours de roues, ce superbe parcours alpin prend encore une dimension supplémentaire. Baignés dans la douce et oblique lumière d’automne, ses couleurs y gagnent de l’intensité, ses reliefs du caractère et ses paysages de la majesté. Ses chemins restent les mêmes, mais les possibilités d’y rouler s’amenuisant au même rythme que la durée de nos journées, on ne peut s’empêcher d’en apprécier encore plus chaque aspérité, chaque ondulation, chaque raidillon ni d’en savourer avidement chaque lacet sournois et chaque cassure traîtresse, pour un très beau remix du célèbre « je t’aime, moi non plus » version bike, soleil et été indien.

3 Réponses

  1. Alain

    Super paysages cette Varneralp !
    Etes-vous vraiment capable de descendre depuis Planigrächti, Plammis, jusqu’à la chapelle de Chäller entièrement sur le VTT sans mettre pied à terre ?
    Si cela est vrai, vous êtes très très forts et moi je suis complètement nul !
    Merci pour vos belles photos.
    Alain

  2. Steph

    Salut Alain,
    le tronçon Planigrächti Plammis comportent deux difficutlés principales : la traversée légèrement montante d’une vaste zone de pierres fixes et la cassure qui suit. La première dépend de ta capacité à pédaler dans le très caillouteux et la deuxième est plus impressionante que difficile à passer sur le bike. Il m’arrive de renoncer à passer le pierrier sur le vélo, mais le passage de la cassure fait (désormais) partie de l’acquit.
    De Plammis à Chäller, il y a finalement assez peu de difficultés. Le single est certes tortueux mais techniquement facile. Le passage le plus chaud se situe entre le pâturage du haut et l’entrée dans les lacets. Comme tu peux le voir sur la photo n°31, ça passe.
    Ceci dit, la connaissance du terrain, le type de bike et l’émulation du groupe sont aussi des critères à prendre en compte pour juger du niveau technique. Un “gros” vélo, comme mon Meta AM, doté d’une fourche de 160, est clairement un plus sur ce genre d’itinéraire, où la vitesse peut t’aider à avaler certaines difficultés.

  3. Daniel

    Stéphane,
    Je me suis inspiré de ta sortie à Varneralp pour en faire une randonnée. Superbe secteur, je comprends ton attachement à ce lieu.
    Donc merci pour l’inspiration !
    Daniel