L’hiver indien, trois mois de saison froide en rab, s’étant enfin décidé à aller voir ailleurs si nous y étions, l’été tant attendu a fait une rentrée fracassante, 4 jours avant son invitation officielle. Du coup, pour ne pas avoir à trop souffrir des 33 degrés que cette belle saison avant l’heure a ramené avec elle, nous avons décidé de prendre de la hauteur. Les randos de mi-coteau ne sont pas forcément dénuées de charme, mais il leurs manque ce petit supplément d’âme qui fait les grandes et belles journées de VTT : les panoramas alpins.

La fin – tardive cette année – du printemps et notre retour sur les hauteurs débutent souvent par la mythique et quasi incontournable Jeizinen-Albinen. Cette rando de 5 à 6 heures, presqu’intégralement en singles, est devenu au fil des saisons, notre « Primavera » (Milan-San Remo) à nous. Quel bonheur de retrouver tous ces sentiers devenus inaccessibles depuis l’automne. Quelle joie de rouler à nouveau sur ces étroits rubans de terre et de caillasse, de vaincre à nouveau ces « coups de cul » retords, de déjouer encore et encore tous ces pièges sournois et de maîtriser une fois de plus ces chapelets de lacets perfidement empilés pour tenter de vous forcer à mettre pied à terre.
La Jeiz/Alb-Inen, mehr ich tun, mehr liebe ich es !