Après plus de 20 ans de pratique assidue du VTT dans moult régions de Suisse et du monde j’ai vu défiler pas mal de sentiers, chemins et autres singles sous mes crampons. Par tous les temps, toutes les conditions, j’ai satisfait mon besoin inextinguible de rouler sur tous les terrains, en privilégiant la découverte, les paysages, la nature, les rencontres et les amitiés, plutôt que la compétition, l’entraînement pur et dur ou la monotonie.
Mais étonnement seuls quatre montures m’ont accompagné tout au long de ces années, le dernier en date – un tout-suspendu BMC Golddigger 01 – pour une période de 7 ans. C’est dire si la bête me satisfaisait et correspondait parfaitement à ma manière de rouler, tout en étant entièrement maintenue par mes soins.

Mais l’évolution technique rapide dans le monde du VTT, l’exemple et les conseils de mon ami Steph, et une envie de beau matos m’ont incité à changer de machine. Après quelques recherches chez les constructeurs américains j’ai jeté mon dévolu sur le dernier né de la marque Ibis, le Mojo SL-R tout en carbone. Le travail ne faisait que commencer : choix des composants à la hauteur de mes exigences, commande chez un vélociste orfèvre dans son domaine situé près de New-York, longue attente due à la fabrication des cadres en petites série, remontage une fois la bête livrée par-dessus l’Atlantique.
Au final je peux enfin jouir de mon oiseau (l’ibis était un oiseau royal dans l’Egypte des pharaons!) juste débarqué et qui tient toutes ses promesses. Précis, rigide, vif et agile, il devrait m’apporter de belles satisfaction et permettre encore de progresser dans la recherche de la trajectoire parfaite ou de la courbe proprement négociée.

Très abouti technologiquement il est composé d’un panachage de composants plutôt hauts de gamme et choisis pour leur fiabilité et leur efficacité.
Il ne reste qu’à maitriser la bête pour profiter au maximum de son très fort potentiel. Pour l’instant la météo de ce début de printemps m’empêche de “lâcher les chevaux” mais quelques sorties ont déjà prouvé que mon choix est parfait, ce que les grands tours jurassiens et alpins prévus en 2012 devraient confirmer.

Les photos de l’oiseau dans son nid.