Alors que j’en connais qui lorgnent déjà vers la formule « salade de dent-de-lion et petits lardons », de notre côté, nous privilégions (encore) le menu « ski de rando et Dents-de-Morcles ».
A chacun ses dents !
Point commun, outre l’appellation, la saison.
Pissenlit vinaigrette et redoux, en plaine comme en montagne, témoignent, chacun à sa façon, de l’arrivée du printemps.

Réputée avant tout pour son aspect physique, l’interminable ascension vers la Dent-de-Morcles peut aussi réserver quelques bonnes surprises côté ski, à condition de savoir effectuer les bons choix, comme par exemple celui de sacrifier la première descente vers la cuvette du Grand Cor (au pied ?), pour transiter le long de la vertigineuse arête filant vers Tête Noire. En effet, les 2’872 mètres de ce petit pic anodin donnent accès à l’une des plus belle pentes des Alpes. Imaginez un versant large comme trois terrains de foot, orienté plein Est, d’un seul tenant taillé dans une pente conséquente mais d’une régularité à faire pleurer de bonheur un horloger jurassien, abondamment recouvert d’une neige encore parfaitement skiable malgré le réchauffement… et 800 mètres de dénivelé à se mettre sous les spatules avant d’atterir dans la vaste cuvette naturelle d’Euloi /Grand Pré. Normalement, on ne voit ça que dans des vidéos improbables, « chiadées » comme des drag-queens et tournées à l’autre bout de la planète pour alimenter les rêves de hors-pistes des foules urbaines abonnées aux remontées mécaniques.
Normalement, sauf quand on a la chance de vivre dans un beau pays, d’avoir du temps pour en profiter et du « nez » pour en dénicher les bons spots.

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