Un peu « refroidis » – c’est vraiment le cas de le dire – par ce début février au parfum de mini-glaciation, nous avons finalement décidé de ressortir nos skis pour aller rendre visite à une crête « chère aux veillées », sise entre Bourg-St-Pierre et la toujours sauvage Combe de La. Habituellement protégée des entrées de bise et dotée d’une vaste face orientale baignée de soleil matinal, la Crêta de Vella nous semblait offrir un itinéraire parfaitement «acceptable » pour affronter ce nouveau dimanche matin sibérien.

Pari à moitié gagné. Si l’ensoleillement était au rendez-vous des 9H30 du côté de Bourg-St-Pierre « downtown », question vent, par contre, notre option s’est révélée moins judicieuse qu’espéré.
Notre escapade résumée par 3 températures :
– Départ en douceur : un petit -20° C, avec une absence de courants d’air avantageusement remplacée par l’habituelle plongée matinale vers le pont de Tsaveresse.
– Petit pic de chaleur autour des -15°C, juste ventilés comme il faut, dans les premiers hectomètres ensoleillés de la rive gauche du torrent des Arpalles.
– Et, « last but not least », une splendide brochette sous les -25°, rafraîchis par un souffle tenace, dans le lac d’air froid du « jamais aussi » vaste plateau de l’alpage de Champlong.
Dimanche prochain, promis, on tente la plongée en apnée dans une cuve d’azote liquide.
Vitrifiés pour vitrifiés, autant souffrir moins longtemps…