Nouvelle immersion dans l’hiver, le vrai, grâce à un troisième retour sur le versant sud des Alpes valaisannes. A ce stade, on devrait peut-être carrément envisager une émigration saisonnière ? En tout cas, à l’heure où certains randonneurs se rabattent sur les boulevards d’or blanc artificiellement pétrifié pour satisfaire leur soif de dénivelé et de plein-air, c’est avec un vrai bonheur que nous avons retrouvé de très bonnes conditions de ski dans un environnement généreusement garni en neige (naturelle) et fraîchement replâtré de 30 bons centimètres de poudre.

Première escapade de notre week-end carnavalesque sur les hauteurs du col du Simplon, l’incontournable Spitzhorli. Avec son dénivelé raisonnable, sa proximité de l’hospice et son relief doux, elle est généralement considérée comme la course « populaire » par excellence. Parfait pour ne pas charger inutilement une journée déjà entamée par la longue liaison routière matinale, l’itinéraire menant à cet anodin sommet posé entre Nanztal et Nesseltal, privilégie les longues traverses à flanc et les interminables faux-plats pour offrir à ses « courageux » vainqueurs un panorama de toute beauté.