– Transition, transition, est-ce que j’ai une gueule de transition ?
– Euh… oui, un peu quand même.
65 kilomètres de villages, de champs, de vergers et de troupeaux pour relier les Terres d’Amanar au gîte Atlas Tizi House de Ali à Amizmiz, on peut effectivement commencer à parler d’étape de transition. Le Maroc comme certain(e)s l’attendaient peut-être. De la piste large, poussiéreuse, caillouteuse, des descentes qui succèdent à des raidards, des lignes droites interminables, des virages, parfois brusques, parfois larges, parfois relevés (miam miam), des oueds à traverser, d’autres à remonter, et, saupoudrés ça et là, quelques singles pour mieux aider à digérer l’effort exigé.

Le Haut-Atlas sans ses singles, reste le Haut-Atlas. Les paysages y rivalisent de beauté, les villages d’authenticité et les habitants de gentillesse. Rouler sans avoir à constamment se concentrer sur sa trajectoire, sa position ou sa vitesse, comporte aussi quelques avantages. Celui de pouvoir apprécier un pays de l’intérieur, tout en restant en selle, n’est probablement pas le moindre.