Un créneau de beau temps et un massif suffisamment enneigé, les deux critères définis pour envisager un retour serein sur nos lattes étaient, paradoxalement, difficiles à réunir avec ce début d’hiver à la météo particulièrement capricieuse. Des températures incroyablement fluctuantes associées à des précipitations, certes nombreuses, mais finalement assez peu abondantes, n’ont pas spécialement favorisé une entame de saison précoce. Contrairement aux deux hivers précédents, l’enneigement de novembre-décembre est cette année très déficitaire loin des pistes balisées et de leur or blanc artificiel.

Finalement, après une première prise de contact sur le petit domaine skiable de Barboleusaz, nous avons décidé de mettre à profit cette brève et belle matinée dominicale coincée entre deux perturbations atlantiques, pour aller braver le fort vent d’Ouest du côté de la petite Combe de Barasson, à quelques encablures de l’hospice du Grand-St-Bernard. Malgré la température glaciale, le vent très violent à l’approche du sommet et l’enneigement particulier et localement un peu limite, le bonheur de se retrouver sur les lattes a été le plus fort. Au-delà du manque général de sensations et d’aisance, tant à la montée qu’à la descente, le plaisir de rechausser les skis et les peaux est resté intact. C’est de bon présage pour la suite, surtout si cette saison à l’entrée en matière cahotique, décide finalement de transformer en vrai hiver.