Après une Fête-Dieu trop arrosée pour espérer pouvoir aérer nos bikes, nous avons inscrit au programme de ce pont du vendredi, un pèlerinage itinérant d’ « alp » en « alp » pour fêter à notre façon la période d’inalpes qui a bat actuellement son plein à travers tout le Vieux-Pays : un véritable chapelet d’alpages posés autour des 2’000 mètres d’altitude, en sommet de coteau, entre Jeizinen et Albinen, et reliés entre eux uniquement par des chemins, la plupart à flanc.

Et du chemin, on en aura rarement autant bouffé. Après l’inévitable ascension sur bitume jusqu’à Fäsilalpu, nos roues n’ont plus eu l’occasion de s’ébattre ailleurs que sur ces étroits rubans de terre, caractéristiques des sentiers de montagne qui sillonnent les hauteurs entre Loetschental et Leuktal. Du sentier ondulant et roulant, du sentier plus étroit, du technique, du sentier herbeux, du boueux, du caillouteux, du cassant, du montant, du très montant, du descendant, du gras et traître, du mal pavé, du bien fauché, du broussailleux, du torride et poussiéreux, du sentier fleuri, du forestier, du villageois, de l’authentique, du récent, de l’ancestral, mais toujours du sentier, parfois 3 étoiles, parfois plus « terre à terre » (quelle belle expression), mais jamais aussi inintéressant qu’un large ruban asphalté grouillant de bagnoles puantes et de conducteurs agressifs et irascibles.

Une réponse

  1. edwood

    “mais jamais aussi inintéressant qu’un large ruban asphalté grouillant de bagnoles puantes et de conducteurs agressifs et irascibles.”
    Comme c’est bien dit!