Gros dilemme pour ce radieux samedi d’une nouvelle semaine neigeuse. Retourner sur les hauteurs du Rogneux avec la perspective d’un arrêt appéro/fondue à la cabane Brunet ou partir à la découverte d’un nouvel itinéraire de la rive droite du Val d’Entremont. Notre escapade trop récente du côté du Rogneux et la forte fréquentation prévisible à l’approche de l’Intégrale du 8 mars nous ont incité à privilégier la deuxième option : direction les 2’727 mètres d’altitude de la Pointe de Toules, au-dessus de Liddes.

Un choix pas complètement concluant. L’endroit est certes magnifique, l’itinéraire de rando judicieusement tracé, mais les conditions actuelles de neige vraiment trop délicates. Pour une des premières fois cette saison, le manteau neigeux des versants adret a subi un fort réchauffement qui l’a transformé en profondeur. Les habituelles avalanches finissant dans les gorges du torrent d’Allèves ont déjà largement dégarni tout le versant sud de la Pointe de Toules et les forts vents de ces jours derniers copieusement verglacé le peu de neige restant dans la zone d’ascension au-dessus de l’alpage du Cœur, rendant notre deuxième partie d’ascension exigeante et très exposée. Face à ce cumul de risques, nous avons décidé de renoncer aux environs des 2’500 mètres, pour picniquer au soleil avant d’entamer une descente terriblement exigeante, en raison d’un choix d’itinéraires restreint et de la présence de nombreuses fausses traces complètement gelées et traîtres. Les seules portions véritablement skiables furent les derniers hectomètres en fond de vallée, privées de soleil par la bute des Combes, et encore étonnamment poudreux. Drôle de rando, où presque tous les éléments habituellement rencontrés cette saison, ont été inversés.

2 Réponses

  1. Steph

    Salut Anton,
    La Pointe de Toules était clairement un mauvais choix et tu n’es pas le seul à témoigner des excellentes conditions rencontrées en rando ce samedi. Notre amour du soleil nous joué un bien mauvais tour, mais ce n’est pas pour ça que nous allons renoncer à l’apprécier et à le privilégier. Quand on né et qu’on a grandi avec lui, il est bien difficile de s’en priver volontairement. Encore quelques jours (ou semaines) et notre astre préféré va nous concocter de splendides conditions de neige de printemps. Mes Iki en piaffent déjà d’impatience.