Dolomites, Alpes carniques, Alpes juliennes: autant de régions un peu mystérieuses qui semblent lointaines et reculées à nous autres Romands plus habitués aux cols valaisans et aux crêtes jurassiennes qu’à la pierraille des Alpes orientales. Et pourtant nous avons décidé avec mon ami Serge, un “vieil abyssin” témoin de nos expéditions éthiopiennes, d’aller peaufiner notre préparation vététiste au cœur du Frioul, à deux pas des frontières autrichienne et slovène. Après moult recherches, lectures de cartes et discussions, Serge a concocté des tours bien joufflus qui devraient satisfaire notre envie de gros dénivelés. Malheureusement nous découvrirons que la géologie particulière du nord-est de l’Italie et l’état des sentiers pédestres sont bien mal reflétés sur les excellentes carte Tabacco au 1:25’000 sur lesquelles nous basons nos sorties.

Quatre tours représentatifs de régions géologiquement différentes étaient au programme. Malheureusement pour des questions de mécanique dorsale (un mal souvent récurent pour nous autres quinquas et quadras) nous devrons nous contenter de trois superbes sorties. Nous débutons par un gros coup dans la région d’Aviano, au pied des montagnes entourant la célèbre station hivernale de Piancavallo. Aviano est connu pour la grande base aérienne américaine qui jouxte la ville, utilisée intensivement pendant les guerres des Balkans. Si le relief est relativement arrondi et herbeux, les dénivelés sont impressionnants, surtout au vu de l’état des chemins et sentiers ravagés par les fortes pluies des jours précédents. La montée sur les crêtes se fera d’ailleurs en partie sur l’asphalte, le sentier final prévu (que nous emprunterons à la descente) s’avérant totalement inroulable avec une pente à 80%. La suite sera beaucoup plus ludique bien que difficile: chemins caillouteux et piégeux, singles forestiers rocheux aux racines traîtresses. Mais les paysages somptueux, la végétation abondante et l’absence totale de signes de civilisation (nous serons seuls toute la journée) feront de ce tour un grand moment de notre vie de vététiste. D’autant que la plongée finale sur Aviano est un must qui n’a rien à envier aux plongées alpines les plus débridées que nous connaissons. Dépaysement frioulant garanti pour vététistes jurassiens en mal d'”exotisme”, étape 1.

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