Ouverture de saison peu ordinaire pour un millésime 05 tardif mais prometteur. Eloigné de plus de 500 kilomètres du premier pic alpin, le parcours de cette Médocaine n’avait, à priori, rien de réjouissant à proposer a un biker de montagne : dénivelé inexistant, itinéraire privilégiant les pistes viticoles et forestières, passages techniques totalement absents et paysages désespérément sans relief. Le « sel » de cette rando/course se trouve ailleurs : l’ambiance festive et les ravitos gargantuesques transforment la découverte des châteaux du Médoc en une conviviale partie de carnaval à VTT. Déguisements hallucinants, orchestres ou bandas enjoués et dégustations omniprésentes dans des châteaux plus somptueux et renommés les uns que les autres, forment un cocktail étonnant.


Loin des événements chronométrés et de leurs hordes de « champions du dimanche » serrant les dents et les fesses pour gagner la moindre minute et le plus misérable rang, cette Médocaine rassemblent une palette d’amoureux du VTT, plus ou moins bien entraînés, plus ou moins bien équipés, autour d’un parcours et d’un événement basé avant tout sur le plaisir, le sourire et le « bien-vivre ». L’effort physique, démesuré pour certains, plutôt « light » pour d’autres, débouche à chaque halte, sur la convivialité et le bonheur de partager un verre de Médoc ou un sandwich pâté/jambon aux sons plus ou moins inspirés des innombrables orchestres répartis sur le parcours. Je vous renvoie à la liste des châteaux traversés sur le site officiel de la Médocaine VTT, pour imaginer le nombre de pauses-bohneur vécues en ce samedi ensoleillé.

2 Réponses

  1. PA

    Heureux que l’événement t’ait plu …

    Je souhaiterais signaler aux lecteurs alpins que ce genre de manifestation vise à donner à Bordeaux, et à ses vins en particulier, une image plus “abordable”… L’élitisme hautain des propriétaires viticoles, qui pendant des siècles ont vendu leur nectare à prix d’or aux quatres coins du monde (rond pourtant), doit tout doucement laisser place à une image plus fidèle aux faits. Travailleurs forcenés, climatologues, qualiticiens, paysans, artisans et oenologues cherchent à obtenir des produits parfaits à vocation “festive”.
    Le vin, aussi bon et précieux qu’il soit est un produit de la terre. Choyé par les hommes et le temps, il est un condensé de labeur débouché pour un plaisir partagé …

    A votre santé et à bientôt sur les chemins !

    PA

  2. Roland

    Nous validerons de manière empirique toutes ces belles paroles prochainement!