Plus proche par sa féminité du pet de nonne que de la tête de moine, la capucine n’a aucun lien de fraternité avec ces religieuses pâtes.


Mais… Imaginez-vous face à un terrain pentu à vous distendre les mollets, sec à vous rider les tibias et dans votre champ de vision éberluée, une verticale étendue de feuilles de nénuphars. Avant de fuir devant un étang prenant la tangente ou de consulter un O.R.L. pour savoir si vos ossselets ne sont pas en cause dans votre façon de marcher à 45 degrés, rappelez-vous que la facétieuse capucine est mieux adaptée à ce type de terrain que le sage nénuphar.

Noé, sauvé des eaux, apprend que cette ” trapaelum majus” a traversé l’Atlantique et a un goût de cresson des fontaines. Que d’eau! Que d’eau! Sur mes bottes et mon manteau! Capucine en rit de tous les tons de rose, orange, rouge et de jaune lorsque vous accomplirez les gestes qui suivent. Pincez délicatement une feuille de capucine et mangez-la! C’est délicieux. Cueillez une fleur, c’est encore mieux, mais pour plus de saveur, laissez mourir la corolle et conservez ses graines confites au vinaigre. C’est ainsi que se termine le sacrifice de la délicate et rieuse capucine. Si vous n’avez pas porter à l’autel de vos papilles gustatives toutes les capiteuses capitules, vous verrez leur renaissance l’an prochain.

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