Afin d’éviter la question qui veut montrer un esprit plein de finesse dans l’art du calembour, mais qui s’avère (expérience faite) rituelle: “Z’en avez pas assez?”, bannissez le nom français du calendula (le souci).

Les plantes préfèrent converser en latin et, dans ce cas précis on les comprend. Dans d’autres cas de figure, on peut se demander si les Romains avaient les critères appropriés pour juger de ce qui est barbare.

Si un Van Gogh alpin avait peint l’exubérance orangée des calendula de préférence aux solsequia (latin vulgaire), les salades du bistrot du coin seraient relevées à l’huile de soucis et les passants s’extasieraient devant les prairies ensoleillées.
Romy était bien dans “La passante du sans-souci”.

Oui, mais voilà, à côté des grands de ce monde, le calendula, du haut de ces quarante centimètres, ne se pâme pas dans la jet set florale. Tous les latinistes ayant un tant soit peu de fibre végétale, vous le confirmeront: le souci ne s’en fait pas.
Semez-le où bon vous semble, il ne vous tournera jamais le dos. Pas d’oreille à tendre aux artistes désespérés, l’insouciance même face au diktat de la course du soleil, la belle vie quoi.

“Z’en avez pas assez?”
Moi si.

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