« Guggerhubel, l’indien qui ne voulait pas abdiquer ou un été qui ne finira peut-être jamais ».

L’histoire pourrait être attrayante, si elle ne comportait pas un volet sécheresse qui commence sérieusement à sentir le roussi. Les semaines se suivent et les annonces météo se ressemblent. A peine quelques jours de pluie sont-ils annoncés qu’haute pression par ci, et foehn par là, se liguent pour faire en sorte que les perturbations évitent de venir déverser leur précieux contenu sur nos régions. C’est à la fois désespérant et tellement agréable. Difficile d’avoir une opinion vraiment tranchée. Ou alors, dans la foulée de son prédécesseur, Dame Nature nous prépare un second hiver mémorable et, dans six mois, il n’y aura plus de déficit hydrique, juste des sourires béats sur des visages de skieurs bronzés.

En attendant que cette improbable prédiction se réalise (et me rende peut-être célèbre), nous avons profité de ce nouveau dimanche de « faux » mauvais temps pour persister en selle et écrémer ce que Jeizinen propose de mieux, après le vénérable téléphérique qui le relie à la plaine, ses chemins de moyenne montagne. Malgré un foehn décoiffant, ses alpages et son coteau ont été, encore une fois, particulièrement gratifiants. Si, en été, il vaut mieux éviter d’aller s’y brûler les ailes, au printemps ou en automne, ce formidable adret fourmillant de chemins reste un pur bonheur à rouler, encore et encore, jusqu’à en avoir la gorge desséchée de poussière. Et c’est alors que les bières appenzelloises, proposées par les adorables hôtes de Metje Hüs y couleront avec un bonheur ineffable.

Santé et longue vie à tous les indiens !
Et tant pis si nous n’avons pas de neige avant décembre…

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