En attendant que les pentes nord finissent de régler leurs comptes avec les couches friables, nous avions choisi de profiter du créneau de beau temps annoncé par notre Jeanneret « national », pour aller aérer, ou baptiser, nos skis, une fois encore, sur un adret. Et tant qu’à faire honneur au soleil, nous avions jeté notre dévolu sur une région pour laquelle il est plus qu’un atout, carrément un art de vivre. Albinen est peut-être un village qui se dépeuple, mais c’est surtout un coteau éminemment panoramique fait de pentes douces souvent très gratifiantes à skier en neige de printemps.

Malheureusement, ni le timing, ni l’importance de l’embellie annoncée n’auront été finalement au rendez-vous. Pourtant, si le soleil s’est fait désirer, un Horlini en gris reste un Horlini, même si la visibilité fait défaut et que sa neige se révèle moins printanière qu’envisagée : une succession de vastes et belles sections à tracer avec, en toile de fond, l’époustouflante perspective de toute la partie francophone du Vieux-Pays, de Finges jusqu’au coude du Rhône.

PS. Finalement, ce billet aurait tout aussi bien pu s’intituler « Un adret pour des Adrets »