Les week-ends se suivent et nos courses, désormais, s’enchaînent. L’hiver au rythme du ski de rando a enfin pris sa vitesse de croisière. Avec de la neige en suffisance, du beau temps régulièrement coordonné avec les fins de semaine et un degré de danger résolument bas, tous les ingrédients sont réunis pour « enquiller » les sorties et profiter au mieux de cette saison que certains nomment, à tort, « mauvaise », et que d’autres persistent à qualifier de « froide ». Au menu de notre samedi de « carna », une petite escapade hérensarde, destinée à nous faire découvrir une course parmi les plus accessibles de la région d’Arolla, la célèbre et parfois très fréquentée « Palantze ».

Côté météo, comme annoncé, la matinée avait des allures de plateau suisse, gris et nébuleux, sorte de « grasse mat’ » pour un soleil embrumé suite à de premiers débordements carnavalesques. Puis, au fil du dénivelé avalé, l’astre du jour a émergé, gratifiant le vaste versant de la Cretta, orienté Est, de ses plus ardents rayons matinaux, mais faisant aussi, du même coup, condenser l’humidité nocturne en une belle couche de stratus élevés, bloquée aux alentours des 2’700 mètres, comme cela a souvent été le cas cette semaine. Alors, autant dire que notre descente, sur un échantillon complet de neiges difficiles, a surtout valu pour sa partie supérieure émergée. Une fois repassés sous le couvercle, dans le gris poisseux du stratus, revêtement « trafollé » et manque de visibilité, ont joué contre nous pour nous empêcher d’apprécier à leur juste valeur, les pâturages de la Cretta et de Coutaz et leurs vastes pentes alléchantes.

Qu’importe, l’intérêt, aujourd’hui, était de découvrir, avant, peut-être, de revenir pour profiter d’une belle couche de fraîche dont cet hiver généreux finira forcément par nous gratifier à nouveau, peut-être même, plus rapidement que prévu.

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