Après trois mois très perturbés, le cycle alterné « neige – soleil », essentiel pour vivre un bel hiver, semble enfin s’être ré-enclenché. Une petite perturbation neigeuse en milieu de semaine et, immédiatement après, plusieurs jours de beau temps pour mettre à profit sa sympathique livraison d’or blanc.
Le scénario météo écrit, restait à trouver un coin sympa à tracer. Repoussés vers des contrées encore ensoleillées par le mauvais temps insistant à partir du nord-ouest, nous avons finalement porté notre choix sur un grand classique du Val Ferret : le petit « tsanton » aussi appelé Chantonnet par les adeptes de langue française pure et dure.

Choix conservateur s’il en est, mais timing drôlement inspiré. L’ambiance grise et venteuse qui nous a accompagné tout au long de l’ascension a choisi de céder sa place à une belle et éphémère éclaircie pile-poil au moment de notre plongée vers les rives de la jeune Dranse de Ferret. Rajouté à un manteau neigeux resté incroyablement poudreux (merci aux -15° légèrement ventilés du sommet), ces pâles rayons de midi ont parfaitement joué leur rôle d’exhausteur de saveur pour un festin aussi léger et aérien que très gratifiant.

Le petit « tsanton » est souvent mal chauffé, mais, quand il est en conditions, c’est vraiment con de ne pas le fréquenter plus assidûment. De là à dire que les absents ont souvent tort, il n’y a que quelques milliers de pas et une descente ébouriffante.

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