C’est une histoire de degrés. Des degrés d’humidité revus à la baisse, des degrés Celsius poussés vers le haut et des degrés de danger réduits de trois unités en trois jours. Moins d’une semaine après les intempéries dites « catastrophiques », les hautes pressions sont (enfin) revenues sur les Alpes, ramenant un soleil qui a rapidement œuvré à la stabilisation d’un manteau neigeux vraiment énorme au-dessus de 2’000 mètres et nous avons pu reprendre le cours d’une saison de ski de rando que nous avions été forcés de mettre en stand-by.

Pourtant ce rapide et appréciable retour à la normale ne s’est pas fait sans casser d’œufs. Plusieurs épisodes de redoux suivis de l’inévitable cycle « gel nocturne/dégel diurne », bien épaulés par des vents tempétueux, ont rapidement dégradé la qualité de cet abondant or blanc. La poudreuse a pratiquement disparu en dessous des 3’000 mètres et la neige cartonnée, « trafolée », voire carrément verglacée est d’ores et déjà le lot du ski loin des pistes.

Ceci tendrait à confirmer que quantité ne rime pas souvent, voire jamais, avec qualité.

Eh bien tant pis, il va encore falloir qu’il reneige… N’en déplaise aux « hiverophobes ».

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.