Malgré ce qu’on en dit, les novembres blancs ne sont pas forcément rares. Ce dernier mois de l’automne est souvent celui qui voit débarquer chez nous les premières perturbations neigeuses. Mais, capricieux comme le cadet qu’il est, il aime aussi souvent laisser une petite place aux redoux « assassins », voire pire, aux incursions du foehn « dévoreur de neige ». Du coup, s’il débute parfois en blanc, il est beaucoup plus rare qu’il le reste suffisamment longtemps pour permettre de dépoussiérer les skis de rando loin de la neige de culture des stations. 2017 semble être l’exception qui va peut-être confirmer cette règle.

Treize jours pour passer du dernier « déclic » de cales « SPD » au premier « clac » des inserts « TLT », c’est plus qu’une prouesse, c’est carrément un miracle. Pourvu que ça dure.

On avait laissé les hauteurs de Loèche sous une fine couche de boue collante, on a retrouvé celles de Vichères-Bavon sous un beau manteau d’or blanc. Un manteau pas forcément très épais, mais agréablement skiable, surtout quand son fond « dur » n’est que pâture.

Quand le chemin blanchit, il suffit (parfois) de remplacer ses roues par des skis, pour continuer de le suivre et de l’apprécier.

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