Tempête de ciel bleu, force 5, et déluge de douceur, 20° en fond de vallées et isotherme du 0° à 4’000 mètres. Ce n’est plus un été indien, c’est un été tout court. Après quelques soubresauts hésitants en septembre, la stabilité semble désormais à nouveau bien ancrée sur les Alpes. Octobre est le temps des adrets. Ça tombe bien, le Loetschental en dispose d’un magnifique, lové 700 mètres au-dessus de celui de la Vallée du Rhône. Un adret trop touristique pour être « roulé » à la belle saison, mais idéal pour rajouter du soleil, de la lumière et des panoramas une fois la tranquillité automnale (à peu près) revenue.

A l’image de la belle lumière d’octobre, notre menu dominical s’est révélé plein de contrastes. Après une entrée en matière un peu abrupte et légèrement indigeste, le chef nous a proposé un délicieux florilège de « wanderweg » à la sauce Roitschäggättä, subtilement acidulée en première impression, puis de plus en plus relevée, au fil des hameaux d’altitude, et finalement carrément pimentée en fin de bouche. En dessert, malgré les nombreux choix qui étaient à la carte, nous avons opté pour le traditionnel duo de douceurs locales « Gassun-Geyrin ». Un premier sorbet gouleyant, au parfum de mélèzes, fait de rapides traversées « brakeless », suivi d’une suave crème glacée, tout en rondeurs et en lacets lascifs, parsemés de copeaux d’herbes des Alpes séchées.

Un régal ! As Usual !

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