En une semaine nous voilà passés de « l’hiver après l’hiver » à « l’été avant l’été ». Décidément, en ce mai de tous les excès, les saisons défilent presqu’aussi vite que la caillasse des sentiers sous nos roues cramponnées. Pour les premières journées caniculaires de la saison, nous avons choisi de démarrer directement à mi-coteau et, ainsi, éviter d’avoir à affronter les 35° du fond de la vallée du Rhône. Bonne option, même si paradoxalement, il est encore momentanément difficile de dépasser les 2’200/2’300 mètres d’altitude sans avoir à crapahuter à travers névés.

Du coup, coincés entre chaleur étouffante et neige fondante, nous avons décidé de mettre à profit notre « petit comité » du jour pour compléter nos connaissances en matière de « wanderweg » de moyenne altitude, entre Jeizinen et Leuk. Eh bien, croyez-le ou non, il en restait encore qui n’avaient jamais vu nos roues. Incroyable, ce versant est une véritable mine de sentiers, tous plus poussiéreux et ludiques les uns que les autres. Un authentique paradis naturel pour bikers curieux et inspirés.

Et, en plus d’avoir rajouté quelques divins chemins à notre carnet d’escapade, nous avons aussi découvert le plus improbable et le plus pittoresque des « Bed & Breakfast » de toute l’Europe de l’Ouest. Aussi perché, à 900 mètres d’altitude, que perdu, entre Bratsch et Niedergampel, quelques vieux madriers écrasés de soleil, empilés de manière désordonnée il y a plusieurs siècles, abritent désormais quatre lits et une pergola sous laquelle la bière est fraîche, l’ambiance conviviale et la conversation joyeuse.

« Metje-Hüs », que vous vous y arrêtiez pour un verre, une salade du jardin ou une nuit réparatrice, vous allez autant halluciner qu’adorer !

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