Après pratiquement quatre mois de régime sans selle, il était temps de laisser tomber l’habituel et souvent copieux menu « carres & spatules » pour repasser à des mets plus printaniers, plus légers, à base d’authentiques produits du terroir, comme la toujours très appréciée salade de « cintre & crampons ». Même si le fumeux dicton « en mai, remets ton bonnet » sera de nouveau d’actualité dès demain matin, ce radieux dernier week-end d’avril, « coincé » entre deux perturbations neigeuses, était idéal pour refaire un bout de chemin, dépoussiérer nos fidèles destriers et commencer à « déblanchir » nos frêles gambettes.

Idéal, le Bois de Finges l’est aussi, pour une mise en route tout en douceur et en sentiers ondulants. Malgré son accueillante colonies de tiques, son habituelle poussière déjà au rendez-vous et sa passerelle bhoutanaise fermée pour cause de chute de pierres, l’occasion de retourner crapahuter à travers ses « wanderweg » de plaine et de bas coteaux était trop tentante pour perdre du temps et des neurones à chercher une entame de saison plus originale ou plus exotique.

Finges un jour, Finges toujours !