Avec un étouffant 26 degrés dans la vallée du Rhône, pour ce dernier jour « martial » il n’y avait qu’un versant nord haut perché susceptible de nous inciter à persister encore un peu sur nos skis. Haut perché, oui, mais accessible sans portage ni aller, ni surtout, retour. Après un rapide tour d’horizon, l’ubac du vallon suspendu de la Gemmi, atteignable via son téléphérique « onérissime » nous a paru comme le choix le plus pertinent. Ensuite, l’option Daubenhorn plutôt que Schwarzhorn n’aura finalement résulté que du timing serré que certains participants devaient respecter. De toute façon, les deux itinéraires étant quasiment « jumeaux », à l’exception du kilomètre et demi supplémentaires de « Lämmerenboden » pour le 2ème nommé, la journée n’en aura finalement pas été chamboulée.

Notre pari, plutôt cohérent, d’aller skier un versant nord au-dessus de 2’500 mètres, aurait pu, et dû, être validé par la météo annoncée, soleil radieux et 0° à 3’000 mètres. Malheureusement, le vent de sud-ouest déjà bien établi associé à un ciel plus voilé que prévu, n’auront finalement pas permis au revêtement gelé de décroûter, nous privant de la dégustation de la « moquette » tant convoitée. Résultat, à notre menu, un éventail très hétérogène de neiges de fin de saison, allant du verglacé sommital, au « trafolé » intermédiaire, en passant par quelques rares atomes de vieille poudreuse égarés entre des pans entiers plaqués par le vent ou serrés par le regel nocturne.

Mais, en définitive, qu’importe le « flocon » quand on a l’ivresse de pouvoir skier en bonne compagnie.

Une réponse

  1. Gay-Crosier Paul

    Merci et bravo à l’écrivain-poète (et aux photographes) et à toute l’équipe avec laquelle j’ai eu un énorme plaisir de randonner
    Bon week-end.

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