On entend parfois dire que « la saison de ski se termine avec le salon de l’auto ». Peut-être pour certains citadins, enfin débarrassés de leur stratus tenace et qui, du coup, ne sont plus obligés de « s’expatrier », week-end après week-end, pour profiter du soleil, mais certainement pas pour nous. Même si Dame Météo a aussi rapidement « switché » du mode hiver au mode printemps, qu’elle avait traîné les pieds pour nous envoyer quelques dépressions hivernales bien « dodues », il n’en reste pas moins que la couche d’or blanc tombée ce début mars en altitude, peut encore nous laisser espérer quelques belles courses à skis. A condition de se lever tôt et de démarrer haut.

Partis pour aller « re-skier » la magnifique « Tête », nous avons d’abord été mis à mal par la toujours très rugueuse trace d’ascension vers la Dotse, faite, comme souvent, de verglas, de pourcentages exagérés et de reculades intempestives, puis refroidis par les innombrables avalanches qui ont ravagé toutes les faces nord de la région, y compris celle de la Tête de Ferret. Du coup, nous avons choisi de suivre les conseils avisés, pris la veille auprès de gens « qui savent », et opté pour un « plan B », skier directement le versant oriental de Madame Dotse sur l’alpage de la Peule. 23H00 du mat’, c’est vraiment le dernier moment pour profiter du décroûtage de ce genre de face orientée plein Est et d’y évoluer « plus ou moins » en sécurité. Chauffés dès les premières heures de la journée, certains passages étaient d’ailleurs si pourris, que nous avons choisi de les contourner plutôt que de les dévaler « bille en tête ». Au final, du très bon ski, comme on en fait souvent vers la fin du mois d’avril.

Oui, mais voilà, nous ne sommes qu’à la mi-mars…