Une longue et très pluvieuse journée pour transiter des Chilcotins, à l’intérieur des Rocheuses, jusqu’à Vancouver Island. Quand logistique et météo sont au diapason, c’est que le GO est bon. De la piste forestière et montagneuse, engluée de brume collante, quelques heures de « highway » détrempée et finalement la douce et chaude torpeur d’un ferry de nuit. Les trois étapes de notre « road » puis « sea » trip ont été aussi contrastées que typiquement « brito-colombiennes ». Et puis, comme par miracle, en nous réveillant, vendredi matin, dans un motel de Duncan, la pluie s’est arrêtée. Juste le temps de s’envoyer un copieux « english breakfast », et nous voilà déjà en selle pour aller goûter à « Maple Syrup », la star des trails du coin.

La forêt ruisselle de partout, l’air marin transpire d’humidité et le terrain est plus gras qu’un habitué des « McDo ». Tant pis, « Maple Syrup » n’attend pas. « Maple Syrup » ? Attendez, ça veut bien dire sirop d’érable, en français ? L’évidence nous saute tout à coup aux crampons. Le « climbing trail » est plutôt avenant, mais collant comme une bande de cire avant l’épilation. Et, en plus de « switchbacker » à tout va, il escalade tous les rochers qui se présentent devant lui ou défie la moindre des racines qu’il croise. Et pourtant, tout passe sur le bike. L’art du traçage « brito-colombien » dans toute sa splendeur. Iliens ou non, y a quand même du « high level » parmi les « shapers » du coin. Et le « downhill », me direz-vous ? Pareil que le « climb », juste avec des « roots » encore plus « slippery », des « rocky gardens » encore plus vastes et des « turns » relevés, ou non. Ah oui, et aussi presque autant de remontées que son petit frère ascendant .
Du coup, après les burgers, les french fries, les mac cheese et les drafts, on pourra aussi dire, qu’on a désormais goûté au traditionnel sirop d’érable, si cher aux rugueux mais chaleureux habitants de ce beau et vaste pays.