Rouler au Tessin sans rendre une petite visite à « Maître » Tamaro, c’est juste impensable. Depuis l’organisation des championnats du monde VTT, en 2003, sur ses flancs, « LA » montagne des bikers tessinois fascine autant qu’elle fait rêver. En rêver, c’est bien, la gravir, c’est mieux. Et là, petit problème, le mémorable hiver que vient de connaître le sud des Alpes à laissé des traces. Plus de 2 mètres de neige résiduelle, sur la piste sommitale de la face nord, au-dessus de Corte di Sopra, ça a de quoi calmer les ardeurs du plus motivé et aguerri des « all-mountain » bikers.

Calmés, mais pas découragés, nous nous sommes rapidement mis d’accord autour d’un plan « B ». Direction Alpe Duragno, via le panoramique et rugueux chemin de traverse « réservé » aux piétons. Du VTT bien « roots » comme notre ami guide, le señor Guy, en raffole. Encerclé de nappes de brouillard et balayé par la bise glaciale, notre singulier itinéraire a rapidement pris des allures délicieusement aventureuses. Surtout avec un « sentiero » pas vraiment prévu pour les bikes, comme nous l’avait répété, sans succès, la sympathique caissière de la télécabine.
Va et découvre ton pays !
Cet adage, dont devrait s’inspirer tous les bikers à l’esprit un peu ouvert, est évidemment, aussi transposable d’un versant des Alpes à l’autre.