Chaque année, au mois de mai, il y a des choses immuables. Le retour des beaux jours. Si, si, ça arrive parfois quand les Saints de glace décident à aller passer leurs fins de semaine ailleurs que chez nous. Des fêtes religieuses en cascade, agréablement accompagnées de « grands » week-ends, même si cette année, certaines d’entre elles se sont glissées en douce en juin. Mon anniversaire, que je ne vous en veux pas d’oublier de me souhaiter. Et l’incontournable sortie de Tatz, son gros kilomètre de D+ et son mythique « wanderweg » accroché aux flancs caillouteux de la rive droite.

Le beau temps, c’est sympa, mais on peut tout à fait rouler sous la pluie, surtout quand on prévoit un futur voyage en la Colombie britannique. La religion, comme les autres drogues, je ne compte pas, ou plus, vraiment y toucher et les années défilent qu’on choisisse de les compter ou pas. De là à dire qu’il n’y a qu’un véritable incontournable en mai, il n’y a que quelques coups de pédales, deux ou trois notions de technique, un étroit ruban de terre poussiéreuse, quelques portions de caillasse fixe ou fuyante et un délicieux empilement de lacets chaotiques et retors qu’il est tellement amusant de déjouer.