Quatre lacs, un glacier, le col de Freydane culminant à 2645m, et le massif de Belledone ont été au programme d’une randonnée pédestre que Louis et moi avons effectuée le 29/09/2002, par un magnifique dimanche ensoleillé.
Ce parcours est peu engageant de par sa longueur (j’avais estimé le temps nécessaire pour le boucler à 10 heures), l’abscence d’échappatoire et la certitude de trouver de la neige sur une bonne partie du parcours mais la rando s’est déroulée à merveille.


Au col de Pré Long, Louis et moi sommes partis d’un pas modéré, pensant aux dix heures de marches qu’on allait devoir affronter, et muni tous deux d’un éclairage au cas (probable) où nous aurions terminé la balade de nuit. La première partie du parcours est en forêt et n’offre que peu de visibilité de ce qui suit. Ce n’est qu’un peu avant d’arriver au lac Blanc, vers 1500m, qu’on s’est retrouvés les pieds dans la neige. Ce n’était pas très encourageant de par la nécessité de franchir le col de Freydane à 2645m et ma méconnaissance totale de l’autre versant du col, soit plus de la moitié de la distance totale.
Déjà, au lac Blanc, la quantité de neige étant conséquente et ça ne s’est pas arrangé jusqu’au glacier de Freydane mais le sentier s’est avéré contre toute attente parfaitement praticable.
Même la traversée du glacier dont la représentation sur les cartes me laissait perplexe était très facile. Il fallait juste faire l’effort de monter assez haut sur le glacier pour éviter la trace slalomant entre une magnifique série de crevasses.
Jusqu’au col, le suspence concernant la suite du parcours était entier mais la pression est vite retombée car la neige n’était que très éparse sur l’autre versant et la pente annoncée très raide se descendait en fait sans aucun problème. Le deuxième lac visible dès le col nous procurait une motivation à la fois supplémentaire et superflue, le reste du paysage étant à lui seul superbe.
Au lac du Grand Doménon a succédé le lac du Petit Doménon puis le Lac du Crozet avant lequel des passages ponctuels particulièrement technique et glissant à cause de la neige représentait la seule réelle difficulté du parcours sans rien avoir d’insurmontable. Le seul point noir de cette rando a finalement été le GR permettant de revenir au point de départ qui ne s’est pas avéré plus entretenu qu’agréable. Il est même dangereux par endroit!
Nous avons tout de même bouclé le parcours en 7h40, soit bien moins que ce que j’avais prévu et sans jamais forcer le pas. Ce sont avec des images plein les yeux, les cartes mémoire de nos appareils photos pleines à craquer et les jambes quand même bien lourdes que nous sommes rentrés.