Avant de fréquenter assidûment les traces de ski de rando et les sentiers de VTT, je pensais naïvement que ces espaces préservés étaient peuplés d’hédonistes, adeptes d’efforts physiques, certes, mais surtout de détente, de plaisir et d’épanouissement personnel. Après quelques années de « crapahutage » d’abord estival, puis plus récemment hivernal, je suis bien forcé de constater que c’est de moins en moins le genre de personnes qu’on y rencontre. La gent dominante qui prospère dans ces coins de montagne ou de nature, souvent magnifiques, n’a pratiquement (plus) rien à voir avec l’idée que je pouvais m’en faire. La plupart des randonneurs (je ne suis pas sûr que ce soit un terme bien choisi) que je croise, n’a souvent aujourd'hui, comme unique préoccupation, que le chrono, le tempo, la perfo, le dénivelé et la moyenne horaire. J'avoue que cette évolution me fascine autant qu'elle me désole.
Jusqu’à ce que je ride pour la première fois ce Cove, je pensais que XC, qui vient de l’anglais X-Country (Cross-Country), était une appellation destinée aux VTT prévus pour tourner en rond sur des courses généralement herbeuses ou peu accidentées. Cette pratique, directement héritée du vélo traditionnel, est aussi celle qui est restée la plus proche des compétitions organisées sur la route. Elle intéresse avant tout une poignée de compétiteurs, recherchant essentiellement la performance et par conséquent des montures offrant un bon rendement. Tube supérieur rallongé, haubans redressés, bases courtes, fourche basse et matériaux allégés caractérisent des cadres à la géométrie nerveuse et l’efficacité reconnue, mais aux qualités de confort et de jouerie quasi inexistantes.