
Où aller crapahuter lors d’une brève embellie entre deux perturbations alors que les spécialistes ( Meteorisk et SLF ) annoncent une situation avalancheuse critique, degré 4 sur l’Ouest du Valais et degré 3 à toutes les orientations, dans le reste du Vieux-Pays ?
- Entre le canapé et la TV ?
- Ouaip, ce serait probablement le choix le plus raisonnable, mais après deux semaines de Jeux Olympiques, le mauvais temps permanent de Vancouver agrémenté des commentaires avinés, pardon avisés, des journalistes de la TSR, commencent à friser l'overdose médiatique, même pour le plus fervent des amateurs de sport par procuration.
- A proximité d’un domaine skiable ?
- Pourquoi pas, mai avec des pistes saturées de touristes, l’idée est peu intéressante, voire même carrément risquée, à en juger par les compétences techniques de certains skieurs à la petite semaine.
- En forêt ?
- Oui, mais non. Les risques d'avalanche n'y sont pas forcément plus limités et les possibilités de profiter de l'incroyable couche de peuf dont le ciel nous a, une fois encore, généreusement gratifié, incontestablement plus réduites.
- Bon, mais où alors ?
Les cols permettant de relier Anniviers au Turtmanntal sont certes nombreux, l’Illpass*, le Pas du Bœuf, le Meidpass, le col de Vijivi, la Forcletta, le col des Arpettes, mais pas forcément tous adaptés au VTT. Si on savait que les « pass » passaient plutôt bien en bike, pour les cols, à consonance plus francophone, c'était plus incertain. Du coup, on a décidé d’aller en vérifier la roulabilité sur place. Au programme de ce premier dimanche de septembre, donc, la Forcletta : une appellation gentillette - sorte de petite Forcla - mais deux versants plutôt abrupts et surtout 2'874 mètres au garrot. Un joli « morceau » comme dirait un chihuahua devant un os de dinosaure.

Pour ce dernier dimanche d'avril, avant le retour annoncé du froid et peut-être même de la neige, nous avons une fois encore jeté notre dévolu sur un bisse...
- Cette histoire de bisses va finir par tourner à l'obsession, me direz-vous.
- Ouais, peut-être, surtout si le manteau neigeux persiste à nous confiner encore longtemps à basse et moyenne altitude.
Mais avant de nous condamner à un éventuel traitement psychopathique (à moins qu'on ne dise psychiatrique) pour monomanie passionnelle, il est peut être encore temps d'évoquer 2 ou 3 différences notables entre notre but du jour et les nombreux bisses que nous avons récemment sillonnés.
Un, il ne s'appelle pas bisse, mais « Wasserleite », ce qui devrait vous donner un premier indice sur sa situation géographique.
Deux, il ne se situe pas sur la rive droite de la vallée du Rhône, mais sur son versant ubac, entre le village d'Ergisch et le Turtmanntal.
Et trois, il n'avait encore jamais eu la chance de voir de près les crampons de nos pneus.