Lancé comme ça, hors contexte, ça fait un peu penser à une onomatopée de BD, dont le héros serait en train de « boter »* son mauvais alcool dans l'arrière-cour d'un troquet sombre et douteux.
Remis dans son contexte, Bratsch, c’est le nom d’un village que nombre de GPS biologiques ** ne contiennent généralement pas dans leur base.
- En rajoutant Erschmatt et Engersch, votre GPS commence-t-il à retrouver ses satellites ?
- Toujours pas !
- Bon, allons-y, lâchons du lourd, de l’illustre, du renommé : Feschel, Brentschen, Jeizinen.
- Encore dans les choux ?
Va sérieusement falloir songer à télécharger une nouvelle mise à jour de votre cartographie embarquée, parce que la région regorge de single-tracks « haut valaisans »***, bien velus, qu’il serait péché de ne jamais avoir parcouru à VTT.
Il était une fois dans l’Est .... du Valais un col mythique au nom étonnamment mélodieux en rapport aux canons usuels du patois local, séparant deux vallées que tout oppose. L’une, suréquipée, surbétonnée et surfréquentée, celle du Simplon, et l’autre, isolée, sauvage et méconnue, le Binntal. Réputé pour son accessibilité malgré son point culminant posé à 2'563 mètres, l’itinéraire les reliant est sillonné par de nombreux bikers à la belle saison. L’option habituellement retenue consiste en un transit Est-Ouest, en escaladant le versant nord du Breithorn à partir de Grengiols dans la vallée de Conche, ou en remontant le Saflischtal à partir de Binn, pour ensuite plonger sur Brigue et la vallée du Rhône une fois le Saflischpass franchi.