Parce qu’on les fréquente régulièrement au fil des saisons, certaines randos VTT deviennent des classiques. Leurs itinéraires sont bien établis, leurs difficultés parfois redoutées, leurs atouts reconnus et attendus, leurs cadres naturels de plus en plus familiers et les panoramas proposés souvent plébiscités. Certaines sont annuelles, d’autres bisannuelles. Certaines n’ont lieu que les années impaires, et d’autres, que lorsqu’on se rappelle qu’on y a passé de bons moments, et qu’il serait peut-être temps d’aller voir si rien n’a changé. Toutes ont en commun un attrait certain, mais surtout une dose d’affinités suffisante avec notre façon de pratiquer le VTT, pour nous inciter à les revisiter périodiquement.

Pour ce dernier dimanche d'avril, avant le retour annoncé du froid et peut-être même de la neige, nous avons une fois encore jeté notre dévolu sur un bisse...
- Cette histoire de bisses va finir par tourner à l'obsession, me direz-vous.
- Ouais, peut-être, surtout si le manteau neigeux persiste à nous confiner encore longtemps à basse et moyenne altitude.
Mais avant de nous condamner à un éventuel traitement psychopathique (à moins qu'on ne dise psychiatrique) pour monomanie passionnelle, il est peut être encore temps d'évoquer 2 ou 3 différences notables entre notre but du jour et les nombreux bisses que nous avons récemment sillonnés.
Un, il ne s'appelle pas bisse, mais « Wasserleite », ce qui devrait vous donner un premier indice sur sa situation géographique.
Deux, il ne se situe pas sur la rive droite de la vallée du Rhône, mais sur son versant ubac, entre le village d'Ergisch et le Turtmanntal.
Et trois, il n'avait encore jamais eu la chance de voir de près les crampons de nos pneus.
« Il est inutile de chercher le chemin du bonheur, car le bonheur c’est le chemin » . Voilà une célèbre et intéressante pensée que le (très) précoce retour de la neige à basse altitude nous a obligé à revisiter pour pouvoir continuer à pratiquer notre activité dominicale favorite, le bike. Alors certes, les Resti, Meid, Sachlisch et autres « pass » ou leurs homologues francophones les « cols de », Cou, Torrent, Ferret, Forcla, euh.... non, pas Forcla, sont des itinéraires dont le nom claque, dont l’énoncé impressionne et flatte l’ego, mais les chemins qui y mènent sont-ils réellement plus sympas à rouler que ceux de moyenne altitude ? Pas si sûr !