Etymologiquement, nos randos se suivent et se ressemblent. Je soupçonne même certains visiteurs de ce site, distraits ou pressés, de ne pas avoir pris la peine de jeter un coup d'oeil à ce reportage, persuadés de l'avoir déjà lu la semaine passée. Or, comme tous les experts vous le diront (surtout Horacio Kane from Miami), les indices déterminants résident presque toujours dans les petits détails auxquels on ne prête pas suffisament attention. En l'occurrence, si les tonalités gutturales et râpeuses de nos 2 dernières destinations sont similaires, concourant à prouver le lien entre étymologie et géographie, les syllabes atones en « è » et en « i » divergeantes, attestent, elles, d'une différence fondamentale, celle du versant et de l'exposition.
« Il est inutile de chercher le chemin du bonheur, car le bonheur c’est le chemin » . Voilà une célèbre et intéressante pensée que le (très) précoce retour de la neige à basse altitude nous a obligé à revisiter pour pouvoir continuer à pratiquer notre activité dominicale favorite, le bike. Alors certes, les Resti, Meid, Sachlisch et autres « pass » ou leurs homologues francophones les « cols de », Cou, Torrent, Ferret, Forcla, euh.... non, pas Forcla, sont des itinéraires dont le nom claque, dont l’énoncé impressionne et flatte l’ego, mais les chemins qui y mènent sont-ils réellement plus sympas à rouler que ceux de moyenne altitude ? Pas si sûr !
Lancé comme ça, hors contexte, ça fait un peu penser à une onomatopée de BD, dont le héros serait en train de « boter »* son mauvais alcool dans l'arrière-cour d'un troquet sombre et douteux.
Remis dans son contexte, Bratsch, c’est le nom d’un village que nombre de GPS biologiques ** ne contiennent généralement pas dans leur base.
- En rajoutant Erschmatt et Engersch, votre GPS commence-t-il à retrouver ses satellites ?
- Toujours pas !
- Bon, allons-y, lâchons du lourd, de l’illustre, du renommé : Feschel, Brentschen, Jeizinen.
- Encore dans les choux ?
Va sérieusement falloir songer à télécharger une nouvelle mise à jour de votre cartographie embarquée, parce que la région regorge de single-tracks « haut valaisans »***, bien velus, qu’il serait péché de ne jamais avoir parcouru à VTT.