Ce ne sont que quelques voyelles et consonnes gutturales jetées au vent comme un cri primal. Ce n’est pas véritablement une montagne, ni même une pointe, juste un mamelon posé au bord d’un apic. Ce n’est déjà plus le Valais romand. Ce n’est pas encore vraiment le Haut-Valais. C’est quelque part sur les rives de la Raspille, ou plus précisément de la Pauja, ce torrent germanophone qui en unissant ses eaux à celles de la Tièche, lui donne réellement naissance. Son altitude, 2'495 mètres, est à peine intéressante d’être évoquée. Ses grands frères et voisins immédiats, le Nuseyorn, le Trubelstock, le Tschajetuhorn, sont presque aussi méconnus que lui. Finalement, le Gitzitotz, ce n’est presque rien… mis à part une des plus belles randos qu’il m’a été donnée d’entreprendre depuis trois hivers.