Encore une overdose de soleil, de ciel bleu, de ski et de « peuf ». Décidément, les week-ends de ce début d'hiver se suivent et se ressemblent. Avec une légère et agréable particularité pour ce premier dimanche de l'an neuf (09), 50 à 60 cm de neige fraîche, tombée, comble de savoir-vivre, dans la nuit du nouvel an. Que voilà un bel hiver, tellement généreux qu'il s'interdit même de gâcher une seule journée de ski, avec quelques nuages diurnes, certes rapides, mais surtout méchamment prodigues en précipitations.
Aminona, 8H00 du mat’. La température est déjà (trop) douce et le sympathique épisode des présentations/serrages de pognes rapidement expédié pour éviter le fort réchauffement diurne annoncé. L’attaque de l’ascension vers l’alpage de Merdenchon donne immédiatement le ton, ça monte vite, très vite. Quelques centaines de mètres de dénivelé ont tôt fait de scinder notre « belle » équipe en groupes plus en rapport avec les objectifs et capacités de chacun. Pas grave, la journée est superbe, et l’itinéraire prometteur. Les chalets de l’Aprili, la Cave du Scex, la Cave de Merdenchon, le bisse de Tsittoret, les noms locaux, familiers à nos oreilles, défilent comme au plus beaux jours de l’été quand nous entreprenons notre « pèlerinage VTT » sur les hauteurs de Varneralp. L’endroit, dans sa parure hivernale, ou plutôt printanière, est finalement aussi enchanteur que dans sa version estivale.
Cette région largement parcourue à VTT, Mayens-de-My, alpages de Pointet et de Larzey, étang de Trente Pas et Croix de l’Achia, recèle un autre but de rando, plus hivernal celui-là, mais fort intéressant lui-aussi : la Fava et ses 2'581 mètres d’altitude. Ascension connue, réputée pour son ensoleillement et sa relative sécurité, l’endroit est couru par un grand nombre d’adeptes de randonnées hivernales, à skis ou à raquettes. Cette « forte » fréquentation est facilement explicable. La région est abondamment garnie de neige, magnifiquement exposée et offre un des plus beaux panoramas qui soit sur la chaîne des Alpes valaisannes, des Mischabels aux Combins, en passant par le Weisshorn, la Dent d’Hérens et l’incontournable Cervin.