Pendant qu’une bonne partie du sud de l’Europe boit la tasse, l’habituel régime de foehn qui en découle pour le Valais, nous offre, une fois de plus, l’appréciable opportunité d’un nième week-end de VTT. Week-end, certes un peu gris et brumeux, mais sec et surtout très doux, cocktail météo idéal pour entreprendre la dernière rando d’un été très copieux en VTT, avant de basculer vers l'automne. Sortie à la « grosse » demi-journée, le circuit entre les hauteurs sédunoises et le Pas de Maimbré, grâce à ses solutions de repli nombreuses et rapides, constitue un itinéraire parfaitement adapté à une météo dont l’évolution incertaine vous inciterait plutôt à vous plonger dans votre triathlon dominical préféré (TV-canapé-frigo).
La ponctualité, dit on, est la politesse des rois. L’arrivée d’une neige abondante et parfaitement synchronisée avec le changement d’heure, pouvait donc laisser penser que le début de l’hiver 08/09 serait royal. Déjà occupés à dépoussiérer nos skis de rando, nous avons trop vite oublié qu’en matière de météo, ce sont désormais les caprices qui sont rois, ou, en d'autres termes chiffrés, comment passer d'une température de 0 à 21° et d'une couche de neige fraîche de 30 à 0 centimètres en 48 heures chrono. La réponse est simple : un puissant régime de foehn, loin d'être inhabituel à cette saison, qui nous a convaincu, bon gré, mal gré, de laisser encore un peu de répit à nos lattes pour persévérer sur nos selles.
Chaque goutte de pluie qui tombe sur la Suisse, finit, un jour ou l’autre, par retrouver la Mer du Nord, via le Rhin, ou la Mer Méditerranée, via le Rhône. Au rayon des gouttes indisciplinées qui ne se conforment pas à ces règles, j’ai récemment eu l’occasion de faire la connaissance des eaux grisonnes de l’Inn (Engadine), qui finissent dans la Mer Noire, via le Danube, et celles du Rom (Val Müstair), qui terminent leur course dans l’Adriatique, via l’Adige. Pour le Valais, le tracé de la ligne de séparation des eaux est extrêmement simple, il suit les frontières du canton. Seules, les malheureuses bruines ayant la mauvaise idée d’arroser les hauts pâturages de Gondo voient leurs eaux filer vers l’Adriatique, via la Diveria et le Pô, toutes les autres finissent dans la Méditerranée. Pour notre rando dominicale nous avons décidé de retourner sur un des lieux les plus célèbres de la séparation des eaux, le Col du Rawyl.